Aventure Convoyages : plus qu'un métier, une passion
BAMBOO - Lagoon 440


Convoyage de Calafat (Espagne) à Saint François (Guadeloupe).

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Lagoon 440, catamaran, 2008

Bamboo, Lagoon 440
(photo chantier Lagoon, Nicolas Claris)

Architecte : Van Peteghem - Lauriot Prevost
Chantier : Lagoon - Les Sables d'Olonne
Longueur : 44' (13,60m)
Largeur : 7,70 m
Tirant d'eau : 1,30 m
Déplacement : 15,5 t (le poids du bateau)
Lest : un embryon de quille sur chaque coque
Fuel : 2 x 500 L
Eau douce : 350 L répartis dans 2 réservoirs + un dessalinisateur produisant 70 L / heure
Moteurs : 2 x 55 cv
Hauteur du mat : 21 m
Surface de voile : Grand voile 74 m² + genois 42 m², gennaker 90 m²
Matériau : Fibre de verre/Epoxy/Sandwich etc. bref, du plastique...
 

Le Lagoon "nouveau design" (nouveau... depuis le début des années 2000) est loin d'être aussi beau sur l'eau que ne l'étaient les anciens modèles avec leur roof en sifflet. Les nouveaux modèles ont énormément perdu en esthetique comparés aux "vieux" Lagoon 42, 47 et 50...
Les contraintes de la location et le besoin de gagner de l'espace ont poussé les architectes à dessiner un roof "à angle droit", ce qui permet de gagner bien du volume dans le carré. On y gagne en espace, en visibilité de l'intérieur, mais on y perd en esthetique...

Le bateau est équipé d'un groupe électrogène, d'un dessalinisateur, de panneaux solaires, et bien sur de l'électronique habituelle avec VHF, traceur de cartes, centrale de navigation, pilote automatique, ordinateur de bord, four à micro ondes etc. etc.
Ce qui fait plaisir c'est que pour une fois, l'installateur a fait son boulot du début à la fin : tous les instruments sont interconnectés par des liaisons NMEA ou Sea Talk, et c'est un régal de jouer avec.

Le GPS reçoit les informations de tous les instruments, vitesse, cap, fond, température de l'eau. Connecté au pilote automatique, il permet de rentrer plusieurs waypoints (points de passage décidés par navigateur), et il décide tout seul du cap à suivre, puis une fois le premier waypoint atteint, il change de cap pour se diriger vers le suivant, etc. Il ne nous resterait qu'à régler les voiles en fonction du nouveau cap, si nous décidions de l'utiliser de cette façon. De même, connecté au radar, il nous avertit d'un risque de collision par une alarme, nous indique dans combien de minute il y aura "impact", et nous dit, en fonction des observations qu'il fait du cap et de la vitesse du navire concerné, quel cap nous devrions suivre pour l'éviter... De son côté, le pilote fonctionne en mode "cap fixe", gardant le voilier sur un cap fixe sans se soucier des changements de vent, ou en mode "vent", gardant le voilier à un angle constant par rapport au vent, sans se soucier du cap. Dans ce cas, si le vent change de plus de 15°, une alarme nous avertit pour que nous corrigions le tir. Tout ça est bien symathique...
J'ai bien sur installé mon quartier général dans ce coin névralgique du bateau avec mon ordi et son accolyte Iridium, celui là même qui me permet de vous envoyer des nouvelles de temps en temps.

En très bon état général, il n'a demandé que peu de travaux de préparation, en dehors de toutes les vérifications d'usage avant une traversée (une check liste en 66 points principaux dont l'inspection minutieuse du mat et quelques sous-rubriques...).

Mon seul soucis vient d'une fuite dans la coque babord, provenant de deux petits trous percés dans le fond, de 1 mm de profondeur chacun, d'où l'eau suinte régulièrement et déclenche la pompe de cale toutes les 3 ou 4 heures, avec l'alarme de montée d'eau qui l'accompagne. Ce n'est pas vraiment inquiétant, mais c'est pénible d'être réveillé en pleine nuit par ce son strident! Et rien à faire sans sortir le bateau de l'eau, ce qui n'est pas au planning...

J'ai souvent eu l'occasion de barrer ce modèle aux Antilles, et il se révèle sans surprises. Mais je ne l'ai jamais testé avec plus de 20-25 nds de vent, et par mer belle dans les canaux. Je suis curieux de voir comment il se comporte dans le mauvais temps, ou par mer bien formée de l'arrière. Enfin, "curieux"... Il faut le dire vite.

Il est parfois des questions que l'on a avantage à garder sans réponse!

 

 

"Only one who risks going too far can possibly find out how far one can go"

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