Aventure Convoyages : plus qu'un métier, une passion
DOYLE - Lavezzi 40


Convoyage des Seychelles au Marin, Martinique.

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Les autres convoyages
Rubicon(Transat, 2015)
Fleur Australe (Tahiti-La Rochelle, 2013)
Doyle (Seychelles-Martinique, 2012)
Kiluna (Transat, 2012)
Filosof (Transat, 2012)
Bamboo (Transat, 2011)
Oxygene (Transat, 2011)
Song Saigon (Thailande-Egypte 2010)
Errante (Vancouver-SFR, 2009)
Melina (Vancouver-Horta, 2009)
Les Seychelles
De tous les pays que j'ai eu le plaisir de visiter, les Seychelles font partie de ce que j'ai vu de mieux... Les îles sont magnifiques, les habitants sont particulièrment charmants, mélange d'origine plus ou moins lointaine d'Indiens, d'Africains, de Réunionais, de Malgaches, de Chinois...
Mêlant la nonchalance tropicale à la gentillesse et la courtoisie Asiatique, les Seychellois sont avenants, accueillants, souriants, vraiment agréables.
Par contre, comme dans beaucoup de pays tropicaux, il ne faut pas s'attendre à une efficacité redoutable lorsqu'on a besoin d'un artisan de tel ou tel corps de métier, ou lorsqu'on a affaire à l'administration.

Le palais de justice de Victoria
- Praslin et la Vallée de Mai, et La Digue
Nous ne pouvions pas ne faire que passer par les Seychelles, il fallait bien évidemment profiter de ce convoyage pour nous balader un peu. Malheureusement, et comme d'habitude en convoyage, nous ne sommes pas là pour faire du tourisme. Nous n'avons donc pu "entrevoir" que les îles de Praslin et de La Digue. Deux seulement parmi tant d'îles, c'est pitié! Mais cela donne envie de revenir.
Praslin est la deuxième plus grande île des Seychelles... et elle est à peine plus grande que l'île de Porquerolles! C'est dire...
Partis de Mahé en fin de matinée, nous avons pris un corps mort dans "l'avant port" de Baie Sainte Anne en fin d'après midi. Là encore, nous sommes restés bouche bée devant le spectacle... Une eau bleu émeraude, comme l'est l'eau des lacs glaciers en montagne. Cette couleur bleue laiteuse vient du sable coralien en suspension dans les petites baies brassées par les courants créés par l'intervention de l'homme...

Ici, on n'utilise pas un abri naturel, il y en a peu. On part de la base que la nature offre pour créér un port, une île, en amenant des tonnes et des tonnes de remblais puisés sur les barrières de corail.Et donc, en modifiant la configuration de la côte, on crée des courants qui brassent les fonds et donnent à l'eau cette couleur de lac de montagne. Surprenant, mais l'effet est spectaculaire.

Le lendemain, dès l'aube, nous sommes partis à la fraîche visiter la luxuriante Vallée de Mai. De toute beauté...
Une exhubérance d'arbres, du palmier de mer (qui donne le fameux "coco fesse) au jaque (qui donne un fruit excellent lorsqu'à peine mur, mais à l'odeur pestilentielle dès qu'on l laisse "passer"... terrible!) en passant par l'arbre parassol (nos pins du même nom n'ont qu'à bien se tenir!), et toute une floppée d'arbres plus bizarres les uns que les autres, à feuilles ou à palmes (latanier, palmiste, vacoa...). Beaucoup de ces arbres sont endémiques et ne se trouvent donc qu'ici.
Comme également quelques espèces de la faune : le perroquet noir, le gecko bronze ou le salangane, espèce d'oiseau ressemblant fort à la frégatte que nous connaissons aux Antilles.
De retour au bateau vers midi (après avoir marché pas loin de 4 heures!!) nous avons levé l'ancre pour La Digue, distante de quelques milles parcourus au moteur. Mouillage devant le port, et descente à terre pour faire le tour de lîle après avoir loué deux vélos. Un autre monde... Un peu comme "Les Saintes" de Guadeloupe, en plus grand, plus vert, plus arboré, plus souriant... C'est sur La Digue que se trouve la fameuse "Anse d'Argent", la plage la plus photographiée au monde à en croire les habitants...
 
Nosy Be, Madagascar
 

Nous sommes arrivés dans la Baie du Cratère dans la nuit de mercredi 31 à jeudi 1er, et avons découvert dès l'aube le lendemain un coin très attirant –entre deux ouvertures de caisse à outils.
Nous y avons reçu un accueil extrèmement chaleureux de la part des “voiliers de passage-résidents permanents” que de la part des habitants de Dar Es Salam (ne pas confondre avec Daar El Salam) et Ambotoloaka. Chez les residents, quelques figures... Du capitaine au long cours en retraite qui s’amuse a aligner les miles pour le plaisir, par exemple sous le fallacieux pretexte d’aller voir la coupe du monde de football tous les 4 ans en Bretagne, dans son canape, ecran plat et biere a la main, avant de repartir pour 3 mois de mer, retour à Nosy Be. Entre deux coupes, il va au Cambodge, en revient, va faire un tour au Bresil...75000 miles en 5 ans, belle moyenne!
D’autres sont installes et tiennent restaurant, boulangerie, location de motos, quads et scooters. Une sorte de “marina” (service aux plaisanciers) s’est installee avec la vieille locomotive et trois wagons qui servaient a transporter la canne, a l’epoque ou elle etait encore cultivee. La base de location “D-jenenommeraipaslagence-m” sur place fait assez fantomatique...
Ce petit stop de 3 jours aura ete LE dépaysement du voyage pour l’instant! Passer des Seychelles a Madagascar, bonjour le choc! Je ne connais pas l'Afrique, mais j’ai l’impression que nous venons d’être présentés.
Et j'ai adore.
Tout.
Pratiquement pas de briques ni beton, que du bois, du bambou, et de la palme.
Un marché tous les jours, festival de couleurs et d'odeurs. Des artisans/vendeurs/etc de droite et de gauche, du specialiste en bassines et seaux au reparateur/debloqueur/"flasheur" de téléphones portables. Toutes les femmes portant leur charge sur la tête, parfois même juste une bouteille d'eau, parfois un gamin dans un hamac sur le dos.
Et ces sourires, d'une oreille à l'autre, partout... Et tout ça très propre, range, organise.
Pas un détritus par terre, des gars qui passent leur temps a ramasser les ordures dans de vieilles petites charrettes aussi delabrees que le zebu qui les tracte est efflanque.
Et les boutres par dizaines qui déchargent du matin au soir au gré des marées sable, bois, palme, planches, charbon de bois (il n’y a pas de gaz ici, sauf chez quelques rares privilegies...).
Et les pannes d'electricite regulieres, tous les soirs, au point que tout business qui tient la route a son groupe electrogene en secours.
Et le groupe de musique qui ne se demonte pas, le batteur garde le rythme en attendant le retour de l'electricite pendant que tout le monde dans le bar hurle de rire et se renvoie blagues et invectives en malgache incompréhensible...
Nous avons mangé local chez Tantine sur la plage, gastronomique au Baobab, dansé chez Tatie Criss, LA fête dominicale, sur la plage elle aussi. J’ai joué avec le groupe local deux soirs de suite, un régal. Nous avons rencontré des Malgaches tous les jours en parlant bricolage, pièces de rechange, nous avons roulé des kilomètres pour refaire le plein de fuel dans nos bidons de 35 litres, nous sommes rentres "chez la dame" pour prendre une recharge Orange pour la clef 3G du bateau à coté, dans un cafarnaum indescriptible...
Les femmes sur Nosy Be sont magnifiques, le visage souvent recouvert de cette pate jaune ocre, à la fois protection contre le soleil et maquillage, les hommes sont actifs et bossent sans arrêt à réparer ci, porter ça, decharger telle cargaison, ravauder un filet, ca n’arrete pas. Les gamins, comme partout ailleurs que chez nous, sautent du vieux quai a maree haute, jouent avec du bois, de la ficelle, des gobelets le tour rattache de facon mysterieuse, mais si c’est mal agence, grave, tu perds le jeu...
En fin de journee, cela se calme, les femmes et les filles cuisinent, sur le brasero, lorsqu’elles ne se font pas des coiffures tressees symetriques et complexes...
Les gars boivent des bieres en jouant aux dominos ou aux dames...
Nous serions bien restes quelques semaines.
Le calme depuis le depart nous permet de nous remettre gentiment dans le bain en reflechissant aux differentes possibilites pour revenir!
Il y a encore tous ces mouillages, ces petites iles, ces baies profondes a visiter...

Les jeunes filles qui fleurissent le soir dans la rue piétonne d'Ambotoloaka (que l'on dit être le Saint Tropez local... faut le dire vite!) ont pour la plupart choisi le métier de "professionnelle à touristes"... mais à touristes uniquement et de préférence cheveux blanc, chemise ouverte sur une imposante chaine en or, bagouzes rutilantes aux mains. Celà ressemble fort à du tourisme sexuel, sans comparaison toutefois avec Phuket. Nombreux sont les "vasa" (le blanc, en Malgache) qui viennent ici pour faire connaissance avec la jeune Malgache qui éclairera leur retraite durant le court laps de temps de leur séjour. Pour autant qu'ils ne les traitent pas comme des chiennes en ne s'intéressant qu'à leur chatte...(inspiré de Toni Morrison, "Home", ed. Ch. Bourgeois).
Dans le lot de ces jeunes filles, m'a t'on dit, il y a les "professionnelles", présentes tous les soirs, et les "biologiques", occasionelles qui ne rechignent pas à profiter d'une oportunité lors d'une sortie improvisée pour arrondir la fin du mois de quelques 40.000 Ariary. Une somme ridicule, même pas 15 Euros...

Afrique du Sud
Richards Bay
Petite escale de 48 heures bien sympathique. Mais qui nous a laissé une mauvaise impression sur les rapports blancs/noirs dans ce pays. Lors de nos déplacements "en ville", nous n'avons pas vu une seule maison individuelle. Toutes les maisons sont regroupées derrière de hauts murs chapeautés de fil de fer barbelé ou électrifié... Dans les bars de la marina, pratiquement pas de Noirs, que des Afrikaners bruyants, gras, buveurs de bière par tonneaux, racistes, puants...
Je n'ai pas aimé du tout.
Par contre ambiance sympa entre les bateaux, qui arrivent tous ici après un tour du monde, et "en route vers la maison" pour la plupart. Une athmosphère qui n'est pas sans rappeler les Açores...
 
East London
Beau temps à l'arrivée, de courte durée... Dehors, le vent souffle force 8.
Nous n'avons rien vu de cette petite ville, l'escale n'a duré que quelques heures, le temps de laisser passer cette petite dépression. C'est là toutefois que nous avons fait connaissance avec les taxis "tut-tut". Ce sont des particuliers qui "arrondissent" les fins de journées en proposant des courses sur leur trajet, pour une somme forfaitaire de 7 Rands. Quelle que soit la distance. Aucun signe distinctif sur ces véhicules, juste un klaxon qui fonctionne bien. Tu t'arrêtes sur ta route, ta nationale ou ta voie rapide, tu attends, et d'un coup tu entends "tut-tut", tu sais que c'est ton tacot qui est arrivé... Bien sur, c'est principalement par et pour les noirs. Les blancs ne se mélangent pas, pense un peu. Nous, nous ne devons pas être très blancs. En tout cas pas à l'intérieur. Et encore moins en Afrique du Sud!
 
Mossel Bay
Ambiance tempête en mer, tempête au port. Les pêcheurs bloqués font la gueule, mais le reste du monde est content. Bonne ambiance, bars sympas, billard, relax. Grande baie, très touristique en saison, grands requins blancs, baleines, phoques ds le port, grande activité pêche. Si on ne voit toujours que très peu de Noirs, l'ambiance est nettement moins "lourde" qu'à Richards Bay ou East London.
 
Hout Bay (Capetown)
Tempête, montagnes, couleurs, phoques (ou otaries?), pêcheurs, Capetown aérée, bcp moins de blancs qu'aux escales précédentes, majorité de Noirs, pas mal de clodos blancs... Traces des "grands travaux" pour la coupe du monde. Route Capetown - Hout Bay = Riviera. Superbes plages blanches, bars et restaus de luxe, belles habitations etc. Préparation bateau, arrivée Gilou. Escapade Cap de Bonne Espérance, superbe route.
 
Fernando de Noronha (Brésil)
coût du parc. Houle au mouillage. Requins. Plages surf. Jeunesse dorée, chirurgie esthetique. Cata école de la vie. Concert Banda Calypso. Pris en stop par police (2x)...
 
Rivière Mahury, Port Dégrad des Cannes, Cayenne (Guyane)
10 km de Cayenne, coin perdu. Ambiance "Fitzcaraldo", mur de végétation, eau limoneuse, grosses pluies. Mélange cases créoles déclinées au passé rénové ou présent délabré, batiments admin époque coloniale, hopital bagne restauré destination musée, vieux port de pêche désaffecté
 
 

 

 


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