Aventure Convoyages : plus qu'un métier, une passion
SONG SAIGON
Cata moteur Joubert-Nivelt 22m


Phuket (Thaï.)-Port Ghalib (Egypte)

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Rubicon (Transat, 2015)
Fleur Australe (Tahiti-La Rochelle, 2013)
Doyle (Seychelles-Martinique, 2012)
Kiluna (Transat, 2012)
Filosof (Transat, 2012)
Bamboo (Transat, 2011)
Oxygene (Transat, 2011)
Song Saigon (Thailande-Egypte 2010)
Errante (Vancouver-SFR, 2009)
Melina (Vancouver-Horta, 2009)

 

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  • Port Ghalib
Vous trouverez les photos de ces escales sur la page des diaporamas.

L'Île de Phuket et la baie de Patong

La côte Ouest de Phuket (qui est une île comme chacun sait...) est la partie de l'île qui offre le plus de plages, et où l'eau est la plus claire (sans pouvoir être comparée à l'eau claire des Antilles, ou même de Corse... La visi sous l'eau est de 2 ou 3 mètres...). C'est donc de ce côté de l'île que se concentrent tous les hôtels et plages aménagées de la mer d'Andaman. A telle enseigne que nous avons vraiment l'impression de nous retrouver sur la côte d'Azur en pleine saison! Avec le cortège de jet-skis et autres "donuts", ou parachutes tractés par des speed-boats, et fortes odeurs d'huiles de bronzage. Après une semaine passée sur cette île, nous n'avons vraiment pas l'impression de voir la Thaïlande, mais de traverser des stations balnéaires au développement parfois anarchiste.
Pour ceux qui ont connu Phuket dans les années 75-80, le choc est certainement violent. La baie de Patong (Ao Patong) à l'époque une grande plage de sable blanc bordée de cocotiers et d'eucalyptus mêlés, occupée par quelques cases de pêcheurs, est maintenant un méga centre de tourisme. Bien sur, rien ne ressemble à "nos" centres balnéaires; les installations sont parfois limite "bricolage", les constructions fleurissent de néons multicolores attirant le touriste comme les papillons la nuit, les odeurs sont celles de l'Asie et mêlent friture, odeurs de poisson, de viande grillées sur des triporteurs aménagés, d'épices, et parfois d'égouts.

Baie de Chalong
Jonque en baie de Phang Nga
Patong beach
Patong semble s'être développée sur la base du tourisme sexuel et une rue entière ("Bangla Road") est fermée à la circulation dès la nuit tombée pour laisser la place aux touristes en chasse, et à leur "gibier" : prostituées de tous âges, entraîneuses, "lady boys" et transsexuels. Les bars tout au long de cette rue rivalisent de musique à fond, et on se fait aborder tous les 3 mètres pour entrer voir "go-go girls", "ping pong show", massages dits traditionnels mais à tendance franchement sexuelle (pour de vrais massages, il faut aller dans les spa des hôtels), etc.
Nous avons passé une soirée à Patong, conduits par un copain de lycée installé ici 4 mois par an (médecin), et pour être honnête, nous avons vraiment pensé à la décadence de Rome devant ce spectacle de débauche, de jeunes américains tellement bourrés qu'ils ne s'apercevaient même pas qu'ils étaient aux bras de travelos, de vieux décatis soutenus par des gamines de 16 ans, bref, je vous laisse imaginer.
Le tsunami de 2004 n'a pratiquement pas fait de dégâts sur Patong, et il semble que l'activité ait repris quelques 2 ou 3 jours après à en croire le personnel de l'hôtel où nous avons passé la nuit. Ce n'est malheureusement pas le cas des baies plus au nord.
Une fois la nuit passée dans un très bon hôtel (40 Euros), et après deux heures de massage traditionnel dans le spa d'un hôtel **** (20 Euros), nous avons fait quelques courses chez Carrefour (eh oui, jusqu'ici!), et repris un taxi pour retourner à la marina.
Ce n'est que durant ce court trajet (45 minutes) que nous avons pu entrevoir ce qui me semble être plus proche de la Thaïlande que j'imaginais...
Le 19 janvier, nous avons quitté la marina de Yacht Haven Marina, au Nord Est de l'île, pour un petit tour d'essai de quelqus jours avec le propriétaire de Song Saigon.
Ao Chalong, Nai Han et Kata beach (où se trouve le Club Med...), puis Ao Sirin et ses deux hôtels de grand luxe (US$1000 la nuit, excusez du peu...).
Au passage du sud de l'île, un petit îlot abrite un joli petit temple et un magnifique bouddha plaqué de feuilles d'or. Superbe petite plage avec quelques cocotiers. On y prendrait volontiers sa retraite...

Après avoir déposé Phuong pour qu'elle s'envole vers Saigon (Vietnam), nous mettrons le cap sur les Similan Islands, à 60 miles de là (une centaine de km).
Diaporamas

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Surin Bay et les Similan Islands
La baie de Surin est bordée au nord par deux hôtels de grand luxe (de US$800 à US$1000 la nuit...) et au sud par le "million dollars mile", une bande de près de 2 km de villas grand luxe, et zone la plus chère au mêtre carré de toute la Thaïlande. Nous y passerons deux nuits, une avant de monter vers les Similan, et une au retour, avant de rentrer à Yacht Haven Marina le 26 pour la préparation finale.
Cette baie a été durement touchée par le tsunami, et un joli temple à la mémoire des victimes y a été érigé. L'odeur d'encens se mêle à celle des eucalyptus et des grillades émanant des restaurants et petites guinguettes locales. Ambiance très familiale, calme...
Surin Bay, Thailand
Tsunami victims dedicated temple, Surin, Thailand
Surin bay dolphins sculpture
"Ao Surin" - Baie de Surin

Les îles Similan, à 60 miles nautiques au Nord-Ouest de Patong, sont classées réserve naturelle. Mouillage et pêche sont donc réglementés. Ce petit groupe de 8 ou 9 îles est le paradis des plongeurs et les "liveaboard diveboats" (les charters plongée) sont nombreux à fréquenter le coin.
Il faut dire que les fonds sont magnifiques (bien que je les aie trouvés un peu moins riches en corail et en variétés que les Tobago Keys dans les Grenadines...), et les poissons sont gros. On y voit des perroquets, des "angel fish" magnifiques, des "trigger fish" impressionnants, des poissons coffre, et des poissons d'environ 30 cm d'un bleu fluo du plus bel effet.
Nous avons eu deux surprises de taille : la première, petite surprise, une magnifique tortue "Carette" d'un bon mètre de diamètre qui est venue se montrer le long de la coque vers midi, et la seconde, absolument hallucinante : un marlin bleu (oui, un marlin!) venu faire un show dans le faisceau des projecteurs sous marins dont le bateau est équipé, vers 22:00. Si je ne l'avais pas vu moi même, jamais je n'aurais cru qu'un poisson de haute mer comme celui là viendrait dans une baie fermée, par 8 m de fond... Magique!
Le paysage est magnifique, non sans rappeler les Seychelles (pour ce que j'en ai vu en photos) ou "The Bath" aux Îles Vierges, pour ceux qui connaissent. Les photos parlent d'elles-mêmes. Sur certaines d'entre elles, vous verrez de petites baguettes de bois coincées sous la roche : il s'agit des facéties des touristes de passage, voulant ainsi soutenir le rocher pour ne pas qu'il roule en bas de la coline...
Kô Similan - Les Similan Islands
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Malé, escale technique du 12 février au 2 ou 3 mars... on ne sait pas encore.
Nous n'aurons rien vu des Maldives, à part Malé la capitale, et l'île de Tilafushi. C'est bien sur très dommage, car nous ne repartirons avec comme seule impression positive (ou presque) que l'efficacité et l'aide attentive de l'équipe de Caterpilar. Sabir, le mécanicien, est venu à bord à 3 ou 4 reprises, pour d'abord diagnostiquer la panne des deux moteurs principaux, puis pour les réparer, avant de passer aux générateurs, Caterpilar également, qui ont eux aussi, tous les deux, montré des signes de défaillance qui nous auraient beaucoup pénalisés si nous n'avions pas décidé de faire réparer. Je vous passe les détails sur les "fuel coolers", les "exhaust elbows", les "fuel sensors", les "coolant pump" et autres "injection pump", c'est sans grand intérêt.
A l'heure où j'écris ces lignes, nous sommes (déjà!) le 5 mars, et nous avons prévu de lever l'ancre demain samedi 6 en direction de Salalah.
En espérant que nous avons bien fait le tri des soucis possibles.

 

Tilafushi : la face cachée du paradis
A lire ici

Malé, capitale des Maldives : surprenant

L'île de Malé est toute petite : de surface.
Dessus y vivent de personnes. C'est vous dire que c'est dense! Les deux roues, les voitures et les petits camions se frôlent, les pietons n'ont pas de trottoir pour se réfugier...
Aucun angle droit dans la ville, on manoeuvre mieux autour d'un arrondi...
Et pourtant, tout ce monde évolue dans le calme, on klaxonne peu, et si nous, non habitués à ce traffic, avons été parfois franchement surpris et limite écrasés, les habitants ont l'air de bien s'en accomoder et la circulation est fluide. Sauf bien sur lorsqu'un des très nombreux petits camions s'arrête pour décharger ses parpaings, ses tôles ou qui sait quoi...
Rien de spécial dans l'architecture. C'est fonctionnel, un point c'est tout. Chaque centimetre carré vaut de l'or, donc tout est occupé par quelque chose ou quelqu'un.
Au hasard des marches auxquelles nous avons été forcés (pour trouver le soudeur qui bosse bien, le bureau de l'agent qui nous arrangera le plein de fuel, le supermarché (c'est un grand mot), le marché (ouvert de 9h à 22h, mais il faut y aller le jour car dès la nuit tombée, on n'y voit plus goutte...) le coiffeur (pour les autres, pas pour moi :-), etc. nous avons senti des odeurs de poisson sur le port, d'épices dans les rues parallèles au front de mer, de fuel dans le quartier qui regroupe tous les bateaux-réservoirs, d'huile de vidange et de vieux moteurs vers le port de commerce...En fait, comme l'île est petite, les "corps de métiers" sont regroupés ici et là, toujours tournés vers la mer. L 'île est en fait ceinturée d'un port, les navettes d'un côté, suivi par le port de pêche, le port de commerce ensuite, puis le port des bateaux de charge, et le port des bateaux citerne ensuite. Juste à côté des bateaux citerne : la piscine municipale! En pleine mer bien sur, ceinturée par une digue de tétrapodes. Heureusement une digue "étanche" sépare la piscine du port des bateaux citerne qui est une vraie mare d'huile et de fuel mélangés.
Une chose nous a frappés : le je-m'en-foutisme de tous, sans exception, en ce qui concerne leur environnement. Tout le monde jette tout et n'importe quoi par terre ou dans la mer. On aurait pu croire qu'ils seraient un minimum préoccupés par la qualité de l'eau qui les entoure, mais pas du tout... On balance tout par la fenêtre quand on est dans "le bus". Mais le bus, il est sur l'eau!
Les passages à Malé pour faire les courses ou voir un professionnel quel qu'il soit aura toujour eu cet effet sur moi : dégoutté. Comment peut on se foutre aussi ouvertement de l'environnement dans lequel on vit??

A côté de ça, nous aurons quand même eu la chance de faire quelques magnifiques plongées en apnée sur le récif du lagon de Hulumalé. Tortues, bonites, barracudas, queen angel fish magnifique, perroquets de près de 50 cm, butterfly fish, needle fish, puffer (désolé, je ne connais leurs noms qu'en anglais, j'ai suivi mes cours à Union Island :-) langoustes, murènes, coraux multicolores, anémones, olives, bénitiers... tout ce beau monde est visible dans moins de 10 metres d'eau, un vrai régal. Tous les jours, nous avons pu voir des carettes (tortues) nager autour du bateau. Tous les jours, nous avons admiré toutes les teintes de bleu, du bleu marine à l'aigue marine, du bleu vert au bleu presque blanc ponctué ça et là de taches plus sombres laissées par les patates de corail...
Et je garderai un souvenir inoubliable de cette raie manta qui a évolué sous nos yeux pendant 10 bonnes minutes, alors que nous attendions l'annexe sur le petit quai de bois. Cette raie était dans la lumière du réverbère, et faisait des loopings gracieux sous l'eau, la bouche grande ouverte, pour se nourrir je suppose de toutes les petites bestioles que nous ne pouvions pas voir. Tour à tour, nous voyions son ventre blanc sur lequel deux rémoras avaient élu domicile, et son dos sombre tacheté de blanc. Entre les deux, la transition du passage de sa bouche ouverte avec ses deux "entonoirs" pour engloutir plancton et petits alevins. Superbe...

Ce soir, malheureusement, nous sommes de nouveau au mouillage de Malé et comble de malchance le vent à viré à l'Ouest, poussant avec lui les odeurs nauséabondes de la décharge de Tilafushi...
Vivement demain et le large, la pleine mer, le bon air...

 
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